25 mai 2020

Questions de parents

L’enseignement bilingue, son organisation à l’école publique ou son impact sur la scolarité des enfants : autant de questions que se posent de nombreux parents. Voici quelques réponses à des questions concrètes que vous vous posez peut-être, élaborées avec l’aide de plusieurs linguistes et enseignants spécialistes de la question.

Conférence à Mauléon, mars 2013

Pourquoi mon enfant a-t-il intérêt à entrer en maternelle bilingue basque-français dès son plus jeune âge ?

Les linguistes, s’appuyant sur les neurosciences, préconisent l’apprentissage bilingue précoce et démontrent qu’il favorise l’acquisition d’autres langues. A cette période, l’enfant a toutes les conditions requises pour acquérir une deuxième langue. C’est l’âge du langage, lequel se construit tout aussi aisément avec une seule langue qu’avec deux. Entre 0 et 4 ans, l’enfant dispose d’une capacité neuronale maximale. Celle-ci persiste jusqu’à l’âge de 7 ans. Tous les apprentissages ultérieurs transiteront par l’équipement neuronal déjà existant et construit durant la petite enfance.

Très jeune, l’enfant va donc construire des apprentissages langagiers et linguistiques simultanément en français et en basque sans appréhension et sans a priori pour comprendre et s’exprimer dans deux langues, quelle que soit sa (ou ses) langue(s) maternelle(s). Son « oreille » est amenée à ne pas s’habituer uniquement à une seule langue. Ainsi, son écoute se diversifie.

Quels sont les bénéfices de l’enseignement bilingue ?

Apprendre à l’école en basque et en français permet d’acquérir des connaissances et des compétences fixées par les programmes d’enseignement et conduit aussi à l’apprentissage de la langue basque (régi par des programmes officiels depuis 2007). Ce double apprentissage implique une stimulation intellectuelle intense et un développement des capacités d’adaptation, de mémorisation et de compréhension des fonctionnements de chaque langue, française et basque, l’enfant procédant par comparaison et analogie, le conduisant à maîtriser très rapidement des concepts abstraits, notamment en grammaire. Globalement, l’enseignement bilingue favorise la conceptualisation, la symbolisation, la logique, la souplesse intellectuelle et la capacité à résoudre des problèmes.

Les bénéfices de l’enseignement bilingue sont aussi bien linguistiques (acquisition de compétences langagières, éducation linguistique transférable à d’autres langues), cognitifs (alerte intellectuelle améliorant les compétences d’apprentissage) que culturels (ouverture à d’autres manières de voir et de penser le monde).

Est-ce que le bilinguisme basque-français ne se fait pas au détriment du français ?

Non, c’est exactement le contraire qui se passe, la maîtrise du français est meilleure. De nombreuses études ont ainsi prouvé que l’enseignement bilingue ne perturbait pas le développement de la langue initiale. La seconde langue, quand elle est amorcée vers 2, 3 ou 4 ans, ne s’acquiert pas en concurrence avec le français, mais comme une seconde langue « maternelle ».

Les élèves issus des filières bilingues qui poursuivent leurs études universitaires en langue initiale ne sont donc pas à la traine. Au contraire, le bilinguisme exerce un effet stimulant dans le développement de la première langue maternelle. Le bilinguisme stimule donc l’apprentissage du français.

Quelles évaluations ont été faites ?

Dans les domaines du français et des mathématiques, les résultats obtenus aux évaluations nationales par les élèves de l’enseignement bilingue – en CE2 et 6e avant 2008, en CE1 et CM2 aujourd’hui – sont largement supérieurs à la moyenne nationale. Cela démontre que l’enseignement bilingue n’altère pas les apprentissages et l’acquisition des connaissances et compétences définies par les programmes nationaux. Bien au contraire.

Par ailleurs, les résultats sont tout autant satisfaisants au Brevet des Collèges où, pour la 4e année consécutive, tous les élèves ont choisi de composer en basque l’épreuve d’Histoire/Géographie.

(Source : Éducation Nationale)

Pourquoi opter pour un enseignement français-basque plutôt que de l’anglais ?

L’anglais ne s’impose comme langue précoce que si l’enfant a au moins un parent anglophone. Dans tous les autres cas, un enfant de moins de 7 ans vivant en France n’a pas l’anglais dans son environnement quotidien. Or, apprendre une langue précoce exige un environnement favorable : il en est ainsi d’une langue de l’immigration, une langue de proximité et le plus souvent, une langue régionale. Les langues régionales ont des locuteurs, des chants, des contes, des pratiques culturelles sur lesquelles l’acquisition d’une langue précoce peut et doit s’appuyer pour cultiver le bi et le plurilinguisme.

Le basque est une langue « normalisée », l’apprendre et le parler au Pays Basque est logique. De fait, utiliser le basque comme langue d’enseignement à côté du français n’a que des avantages. Les évaluations académiques dans cette région le démontrent depuis des décennies.

Les linguistes soulignent un autre atout de la langue basque, le fait qu’elle soit typologiquement éloignée de la majorité des langues parlées en Europe. Or, les bénéfices amenés par une langue fortement distante semblent converger dans le sens d’un renforcement du travail cognitif et de l’activité métalinguistique, propices au développement du bilinguisme et du plurilinguisme.

 Le modèle d’enseignement bilingue est-il réservé à une élite ?

Les régions ayant institutionnalisé l’enseignement bilingue en Europe montrent que les filières bilingues sont accessibles à tous. Les élèves taxés de « moins scolaires » en profitent tout autant, et n’obtiennent en aucun cas de moins bons résultats scolaires qu’ailleurs.

Comment s’organise l’enseignement bilingue à l’école ?

La majorité des écoles publiques fonctionnent à parité horaire, c’est-à-dire 12h par semaine en basque et  12h en français. L’organisation peut être à la demi-journée ou à la journée :

  • Demi-journée : matinée en basque, après-midi en français le lundi, inversement le mardi avec la matinée en français et l’après-midi en basque. Le mercredi alternant une semaine sur deux ou bien sur une période de plusieurs semaines.
  • A la journée : les enseignants étant amenés à enseigner dans plusieurs écoles, afin de faciliter la mise en œuvre de l’enseignement bilingue, l’organisation à la journée est de plus en plus choisie par les établissements. Ainsi, l’élève suit par exemple l’enseignement en basque le lundi et le jeudi, en français le mardi et le vendredi, le mercredi étant en alternance.

Afin de renforcer les compétences d’expression des élèves avant leur entrée en élémentaire et faciliter ainsi la poursuite de leur apprentissage, des équipes enseignantes ont récemment mis en place des dispositifs d’immersion permettant d’intensifier le temps scolaire réservé à l’utilisation de la langue basque, en cycle 1 de maternelle.

Les 2 premières sections “basque renforcé” (3/4 en basque, 1/4 en français) ont vu le jour à la rentrée 2008 dans les écoles maternelles de Saint-Jean-Pied-de-Port et d’Ascain, avec un bilan très positif. Depuis, d’autres écoles ont fait le choix de l’immersion où les niveaux de petite et moyenne sections sont dispensés à 100% en langue basque et la grande section à parité horaire entre le basque et le français : Biarritz Alsace, Guéthary, Arbonne, Saint Jean de Luz Urdazuri, Larressore…

 Les parents d’élèves pouvant intégrer le bilingue doivent-ils nécessairement être bascophones ?

Bien sûr que non. Même si la transmission familiale est importante lorsqu’elle est possible, l’éducation bilingue basque-français en crèche et en maternelle est toujours efficace. Ceci grâce à la précocité de l’enseignement et à un environnement favorable proposant toutes sortes d’activités en langue basque, au même titre qu’en français. Lorsque les parents ne peuvent assurer un suivi en basque, ils aident leur enfant par la claire affirmation de leur désir d’une éducation bilingue, en montrant leur intérêt pour la langue basque, ainsi qu’en prenant le rôle d’élèves apprenant le basque auprès de leur enfant qui en sait très vite davantage qu’eux.

Nous ne parlons pas le basque, comment mon enfant de 4 ans qui démarre son apprentissage en basque, acceptera-t-il de n’entendre que du basque plusieurs heures tous les jours ?

Il est vrai que cela peut paraître très contraignant et frustrant pour l’enfant de ne pas pouvoir communiquer verbalement avec l’enseignant(e) qui s’exprime toujours en basque quotidiennement. En fait, l’essentiel pour l’enfant, est que la communication avec l’adulte ne soit pas interrompue, et ce qu’il ne faut pas perdre de vue est que la communication verbale n’est qu’une partie de la communication, qui s’établit entre le maître et l’enfant. Les intonations de voix, les gestes, les mimiques du visage, les attitudes, le regard, le dessin qui accompagnent le langage sont autant de moyens d’établir des relations avec l’enfant au début de l’apprentissage. Progressivement, le langage seul viendra se substituer à eux et deviendra le moyen de communication privilégié. Il est d’ailleurs rare de constater que l’enfant ressente les moments d’activités en basque comme une rupture de relations avec l’enseignant(e).

Mon enfant commence sa troisième année d’apprentissage en basque et il refuse de parler avec ses grands-parents ou celles et ceux qui s’adressent à lui en basque. Est-ce inquiétant ?

C’est une attitude tout à fait compréhensible. L’enfant utilise le langage non pour montrer ce qu’il sait faire ou comment il sait parler mais pour établir une relation, pour dire quelque chose qui lui paraît importante, qui lui tient à cœur ou pour donner une information. Si la langue habituellement utilisée entre lui et les personnes de son entourage est le français, pour quelles raisons doit-il soudain s’exprimer dans une langue qu’il ne maîtrise pas encore convenablement?

D’autre part, aucun de nous n’aime se sentir jugé ou tout au moins évalué et l’enfant moins que tout autre : il est donc normal qu’il rejette une situation qu’il ressent souvent comme une intention d’évaluation de la part de l’adulte.

Ce rejet est exceptionnel en classe pendant les heures d’apprentissage en basque car le contexte est totalement différent : il est avec des enfants qui sont dans la même situation que lui, avec un adulte qui ne s’exprime qu’en basque ; l’utilisation du basque est devenue pour lui non seulement une chose normale mais aussi une nécessité inhérente à l’activité scolaire du moment.

Comment suivre le travail de son enfant en basque et s’assurer de sa compréhension des leçons lorsqu’on n’est pas bascophone ?

L’apprentissage bilingue est complexe et il est important que les parents s’intéressent au travail de leur enfant afin de l’encourager, même s’ils ne sont pas bascophones. La motivation des parents pour l’enseignement bilingue renforcera la motivation de l’élève dans ses apprentissages, élément capital pour sa réussite.

Les parents ne parlant pas la langue basque peuvent quand même accompagner leur enfant au niveau des apprentissages disciplinaires. S’assurer de la compréhension d’une leçon en basque peut tout simplement passer par la reformulation en français à la maison de ce que votre enfant a compris. Ainsi, il vous est possible de savoir avec précision où en est votre enfant et de lui apporter votre aide en français.

Même si vous ne pouvez vous assurer de la prononciation de votre enfant que de façon approximative, vous pouvez passer par la mémorisation écrite qui peut aussi lui permettre de fixer le mot et vous de vous rassurer de sa connaissance. L’apprentissage des tables d’addition ou de multiplication, dont la consigne en basque est biderketa taulak ikasi peut se faire dans les deux langues. L’essentiel est l’apprentissage des mathématiques, le transfert d’une langue à l’autre se faisant automatiquement pendant le cours de basque.

Enfin, l’apprentissage du basque et en basque par votre enfant lui donne une expertise sur quelque chose que vous ne maîtrisez pas. Et si cela peut vous déstabiliser, il est bon pour l’enfant d’avoir des choses à apprendre à ses parents ou de les corriger dans leur prononciation.

Mon enfant a des devoirs en basque, est-ce normal ?

Le basque est une langue de l’école et à ce titre, il est normal que les devoirs soient écrits en basque et que l’élève relise ses leçons. Cette pratique donne un statut à la langue de scolarisation et valorise le travail effectué par l’élève avec les enseignants depuis son inscription dans un cursus bilingue.

Par devoir est entendu l’apprentissage des leçons, des tables d’additions et de multiplications, de la lecture ou souvent re-lecture. Un élève a besoin de lire tous les jours dans les deux langues pour acquérir des habitudes de lecteur. La première habitude est de lire ses devoirs dans son cahier de texte de façon autonome. C’est pourquoi les enseignants utilisent des formules récurrentes et simples comme Behin eta berriz irakurri euskarako eta matematikako tresna kaierak (lire et relire les leçons d’outils de basque et de maths).

Par contre, si votre enfant n’a pas compris sa leçon, faites le savoir à l’enseignant(e), qui pourra remédier à cette incompréhension : c’est la même attitude en français et en basque, celle d’un parent s’assurant du suivi de son enfant.

On dit parfois que la connaissance du basque peut aider l’enfant en français. Pourriez-vous expliquer de quelle façon ?

L’enfant bilingue peut en effet s’aider de ses connaissances de la langue basque pour se fixer des points de repères supplémentaires lui permettant de surmonter plus facilement certaines difficultés de l’orthographe et de la grammaire françaises, des mathématiques.

1. En orthographe, par exemple, comment choisir parmi les homonymes suivants : cent, sang, sans, (je) sens, (il) sent, s’en, celui qui convient dans une phrase ?

La solution la plus répandue est bien sûr de se souvenir que telle orthographe correspond à tel sens. Mais en cas d’hésitation, le bilingue dispose de points de repères plus concrets par la traduction. Ainsi chaque fois qu’il peut traduire par :

  • “ehun”, il faut écrire “cent”
  • “gabe”, il faut écrire “sans”
  • “odol”, il faut écrire “sang”
  • “senditzen dut”, il faut écrire “sens”
  • “senditzen du”, il faut écrire “sent”
  • quant à “s’en”, il ne se traduit pas.

Un autre exemple, quand faut-il écrire “ou” ou bien “où” ? La règle est que “ou” peut se remplacer par “ou bien” et “où” indique le lieu. Mais l’enfant bascophone peut aussi dire :

  • si je peux dire “edo” j’écris “ou”, sinon j’écris “où”.
  • “Veux-tu du beurre ou de la confiture ?” se traduira par : “gurina edo erreximenta nahi duzu ?”
  • “Où est le beurre ?” se traduit par “nun da gurina ?”

2. En grammaire les activités de comparaison aideront l’enfant à déterminer les fonctions de groupes de mots lorsqu’en français les éléments d’identification ne paraissent pas significatifs.

Par exemple la fonction des groupes de mots introduits par la préposition “de” :

  • Il vient de Paris – Parisetik heldu da : “tik” indique toujours la provenance d’où complément de lieu.
  • Il blanchit de peur – Beldurrez zuritzen da : “ez” indique la cause ou le moyen, ici complément de cause.
  • Je ne l’ai pas vu de l’année – Urte guzian ez dut ikusi : “n” indique le temps ou le lieu, ici complément de temps.

Le passage par le basque permet également d’affiner l’analyse de phrases telles que “l’école du village” & “le nom du village. Dans ces deux cas le nom village est amené par “du” et la forme des expressions ne permet pas de dire quel sens porte ce “du”, alors qu’en basque, on dira :

  • herriko eskola – L’école du village : et “ko” fait apparaître l’idée de lieu.
  • herriaren izena – Le nom du village : et “ren” fait apparaître l’idée d’appartenance.

3. En mathématiques, l’oralisation du nombre aide à l’écriture de ce nombre. En français si on dit :“trente quatre”, il faut au moins se souvenir que trente s’écrit avec le chiffre 3. En basque, on dit : “hogoi eta hamalau”, c’est-à-dire “vingt et, dix et quatre”, et si la mémoire vient à faire défaut, retrouver l’écriture du nombre par le biais du calcul paraît une chose aisée : il suffit d’effectuer la somme de 20, 10 et 4.

Seule la mémorisation des nombres jusqu’à 20 est indispensable pour apprendre à écrire les nombres jusqu’à cent. Ce système de comptage a, en outre, l’avantage d’énoncer la composition du nombre chaque fois qu’on oralise ce nombre. Par exemple, pour 78 on dira “3 fois 20 et 10 et 8”.

Est-ce que mon enfant sera capable de parler basque à la fin de l’école primaire ?

L’apprentissage du basque à l’école n’est pas seulement celui d’une langue, mais celui d’apprentissage en langue. Ainsi, il est complètement différent de celui que nous avons connu en langues étrangères, qui était un apprentissage de la langue après la « maîtrise du français » dans une vision monolingue (c’est-à-dire une langue s’apprend après l’autre). L’objectif à la fin du CM2 est le niveau A2, selon les exigences du cadre européen. Ainsi, l’apprentissage du basque et en basque à l’école primaire est à considérer dans une vision plus globale du développement des langues : une vision plurilingue. De même qu’on n’a pas terminé d‘apprendre à lire en CM2 ou de compter, l’enfant n’a pas terminé son apprentissage de la langue : il faut continuer pour que la langue s’enrichisse, se structure et qu’elle continue ainsi à enrichir et à structurer le français puis les autres langues.

Pourquoi est-il important de continuer l’enseignement bilingue dans le secondaire ?

Après un enseignement bilingue en primaire, il est judicieux d’assurer la continuité bilingue en français et en basque, au collège puis au lycée. C’est au secondaire que les langues s’affinent et se structurent, que la flexibilité cognitive s’aiguise, les traits culturels s’approfondissent autour de chaque langue.

Dans sa scolarité bilingue précoce, l’enfant a construit une bonne compétence de communication, mais pas suffisamment de compétences textuelles à l’écrit, ni de savoirs disciplinaires en langues. C’est le secondaire qui va lui apporter ces nouveaux seuils de compétences, un écrit solide, des savoirs plus fins et plus riches, avec les outils de la langue basque, indispensables pour son avenir social, professionnel, transfrontalier…

Parler et écrire en basque deviennent-ils vraiment utiles pour trouver du travail ?

Sur le marché du travail local comme à l’échelle transfrontalière, puisque l’euskara est langue officielle en Euskadi, parler basque constitue un véritable atout à tous les niveaux d’emploi. Tourisme, commerce, mais aussi services à la personne, maisons de retraites, collectivités territoriales (agents des écoles, des services d’accueil au public..), activités et animation enfance-jeunesse sont de plus en plus demandeurs de candidats bascophones pour répondre aux attentes de la  population.

Quel est le seuil d’ouverture d’une section bilingue ?

Il n’y a pas vraiment de seuil car il s’agit d’un suivi. Pour exemple au Collège de CAMBO en Septembre 1993 s’est faite avec 6 élèves. Au Lycée M. RAVEL à ST JEAN DE LUZ, Seconde et Première ont été ouvertes en 1996 avec 8 élèves.

Quelle est la procédure administrative d’ouverture d’une section bilingue ?
  1. Le Conseil d’Administration de l’établissement doit être saisi de la demande et se prononcer.
  2. La délibération est adressée à l’Inspection Académique accompagnée ou non d’une demande de dotation horaire supplémentaire.
  3. L’Inspection Académique inscrit ou non cette demande à la carte scolaire.
Quels sont les obstacles rencontrés ?

Les réticences, quand elles existent, sont dues :

  • à la relative complexité dans la gestion administrative des emplois du temps
  • à la nouveauté
  • au manque d’organisation pour alimenter la filière de recrutement des enseignants