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Suite Bras de fer

Suite Bras de fer

Pays Basque : suite du bras de fer entre l’euskara et l’Éducation nationale, lettre de parlementaires au Chef de l’Etat

Lettre ouverte par un collectif de parlementaires (*)

Comme de très nombreux concitoyens de notre pays attachés à l’usage et à la survie de nos langues régionales, nous avons pris connaissance avec stupeur de la décision n° 2021-818 DC du Conseil constitutionnel le 21 mai dernier. Deux des dispositions majeures de la loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion ont été censurées. Elles concernent la reconnaissance de la méthode pédagogique d’enseignement dite par immersion, ainsi que l’usage de signes diacritiques des langues régionales dans les actes d’état-civil. 
Comme vous l’indiquiez vous-même le mercredi 26 mai, nos langues sont un « trésor national » et il est de la responsabilité de la puissance publique, quelle qu’elle soit, d’œuvrer en faveur de leur préservation. Etant toutes et tous des défenseurs et promoteurs de la richesse que constitue la diversité linguistique dans laquelle la langue française joue un rôle particulier, la portée de cette décision nous inquiète vivement. Elle vient remettre en cause près de 50 ans d’utilisation de la méthode pédagogique de l’immersion par les écoles associatives sous contrat, et fragilise les expérimentations réalisées dans les écoles publiques. 
D’aucuns reconnaissent pourtant que cette méthode permet de former des locuteurs complets en langues régionales, afin d’assurer la transmission générationnelle et d’espérer leur sauvegarde. Il est surtout à noter que cela ne se fait absolument pas au détriment de la bonne maîtrise nécessaire de la langue française. Loin d’être réservée aux seuls établissements sous contrat, cette méthode pourrait d’ailleurs être demain au cœur d’une véritable politique pédagogique de l’enseignement public. 
Des questions se posent dès lors quant aux garanties dont pourront bénéficier les établissements associatifs sous contrat ainsi que les établissements publics qui réalisent un tel enseignement en langue régionale à titre expérimental. Pouvez-vous nous rassurer quant au respect des conditions pédagogiques d’enseignement qui leur sont propres en vue de la prochaine rentrée scolaire ? 
Par ailleurs, nous ne comprenons pas qu’aujourd’hui, la liberté de choix des prénoms pour les enfants de notre pays puisse être remise en cause par cette décision. Le Conseil constitutionnel a en effet précisé pour justifier l’inconstitutionnalité de l’usage des signes diacritiques des langues régionales à l’état-civil qu’en l’espèce « ces dispositions reconnaissent aux particuliers un droit à l’usage d’une langue autre que le français dans leurs relations avec les administrations et les services publics ». Pouvez-vous nous confirmer que les officiers d’état-civil continueront à appliquer, sauf dans les cas où cela contrevient aux intérêts de l’enfant, le principe de liberté de choix des prénoms quand bien même ils ne seraient pas considérés comme « français » ? 
Mais, pour définitivement sortir de l’insécurité juridique issue de la décision du Conseil constitutionnel et afin de répondre à l’urgence de la situation, les parlementaires que nous sommes vous appellent solennellement, Monsieur le Président, à engager dans les meilleurs délais une procédure de révision constitutionnelle visant à véritablement permettre à la puissance publique de protéger et promouvoir nos langues régionales. Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de bien vouloir recevoir, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération. »

(*) Parmi les signataires, on retrouve les députés basques et béarnais Vincent Bru, Florence Lasserre et David Habib, ainsi que les sénateurs Max Brisson, Denise Saint Pé et Frédérique Espagnac.

La résistance s’organise

Des enseignants des collèges du réseau Seaska se mobilisent afin que les copies des examens du brevet puissent être corrigées en basque par des correcteurs bilingues alors que  cette année encore, l’administration de l’Education nationale s’y est opposée. Le 15 juin dernier, dans une lettre destinée au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, des professeurs avaient annoncé leur intention de ne pas participer aux corrections des examens du Diplôme national du brevet (DNB) devant avoir lieu les 28 et 28 juin prochains si les copies n’étaient pas « corrigées en basque par des correcteurs bilingues prévus à cet effet et disposés à le faire ». D’autant plus que si depuis 1995, la rédaction et la correction des épreuves du DNB pouvaient se faire en basque après une lutte de longue date, l’instauration de la réforme du collège en 2016 et les introductions des sciences lors de l’épreuve, l’Éducation nationale a alors imposé que ces examens soient rédigés et corrigés en français, allant même jusqu’à saisir les copies en 2018 pour les faire évaluer par des correcteurs non bascophones qui leur attribuèrent « des notes injustes ». 
En Bretagne, des lycéens de Diwan (réseau équivalent de Seaska) avaient choisi de tenir tête au ministère de l’Éducation nationale en 2018 et 2019 en rédigeant en breton leur épreuve de mathématiques au baccalauréat.

Pour sa part, lors du conseil communautaire du 19 juin dernier, les élus de la Communauté d’agglomération Pays Basque avaient adopté presque à l’unanimité (une abstention) une motion en faveur de l’enseignement immersif : « La décision du Conseil constitutionnel porte gravement atteinte au modèle développé au Pays Basque, dans le plus grand consensus politique et social (…) Selon la Constitution, les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France : rompre cet équilibre en privant notre territoire d’un biais essentiel de diffusion et de sauvegarde, c’est fragiliser notre projet de société partagé, ouvert et apaisé (…) L’Agglo appelle le président Emmanuel Macron à « engager dans les meilleurs délais une procédure de révision constitutionnelle visant à garantir l’enseignement immersif pratiqué aujourd’hui tant dans les établissements associatifs et confessionnels sous contrat que dans les établissements publics du Pays Basque ».

Quant à l’universitaire et historien Jean-Claude Larronde, ancien président du Musée Basque de Bayonne, il notait dès le 31 mai dernier : 
« Après les manifestations du samedi 29 mai et en particulier après la magnifique manifestation de Bayonne, il convient de se rendre à l’évidence : l’article 2 alinéa 1 de la Constitution : “La langue de la République est le français” est une redoutable machine de guerre contre les langues régionales. Cet article a été introduit en 1992 et Alain Lamassoure, co-auteur de cette inclusion, avait à l’époque bien déçu. C’était soit disant dirigé contre l’anglais.

Que faire maintenant ? Il est sûr qu’on ne pourra pas se contenter des bonnes paroles du Président de la République et du Premier Ministre, destinées à calmer les mécontentements et aussitôt oubliées après les élections. 

Il convient en effet d’obtenir une modification de la Constitution. S’il n’en était pas ainsi, subsisterait – après la décision du Conseil Constitutionnel – une situation d’insécurité juridique pour nos langues territoriales qui pourrait être mis à profit par n’importe quel adversaire de celles-ci, encouragé par la décision du Conseil Constitutionnel du 21 mai. 

Il est illusoire de croire que l’article 2 de la Constitution puisse être modifié. Ce dernier est devenu depuis son adoption, il y a près de 30 ans, un pilier de la République, au même titre que l’alinéa 2 : “L’emblème de la République est le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge” ou que l’alinéa 3 : “L’hymne national est “La Marseillaise de ce même article. On voit que cet article 2 ne contient que des formules lapidaires.

Il faut donc se tourner vers l’article 75-1 de la Constitution, actuellement ainsi rédigé: “Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France”. Il faut là, entrer dans les détails, tenir compte de la décision du 21 mai, le consolider très fortement et tenter d’obtenir pour cet article, la rédaction suivante (ou quelque chose d’approchant): “La République a le devoir impérieux et s’engage à protéger, promouvoir et enseigner par tous moyens et méthodes – dont la méthode immersive – les langues régionales qui appartiennent au patrimoine de la France. Les signes diacritiques propres à ces langues régionales sont reconnus dans les mentions des actes de l’état civil”.

La bataille promet d’être rude et sans doute longue.
D’ici là, le ou la citoyen.ne dispose dès ce mois de juin pour les élections départementales et régionales, d’une arme : son bulletin de vote ».

Infos… Presse…

Infos… Presse…

Au sein de l’école bilingue, la méthode de l’immersion a été introduite depuis un certain nombre d’années, pour que les élèves puissent apprendre le basque avec efficacité dès leur plus jeune âge.

Mais cette méthode est remise en question par la décision du Conseil Constitutionnel, suite au vote de la loi Molac.

Quatre écoles bilingues du Pays Basque (les écoles publiques d’Ossès, d’Idaux-Mendy et de Larrau – l’école privée d’Ayherre) demandent la mise en place de classes maternelles en immersion à la rentrée prochaine.

À ce jour, l’Education Nationale n’a pas donné l’autorisation pour l’ouverture de ces classes.

Face au silence de l’administration, les maires des villages de ces quatre écoles ainsi que les élus, parents et associations souhaitent exprimer leurs inquiétudes et leurs intentions.

Nous vous invitons à la conférence de presse qu’ils donneront

le mardi 31 août 2021, à 10h, à l’école publique d’Ossès

Gomitatzen zaituztegu emanen duten prentsaurrekora,
agorrilaren 31an, 10etan, Ortzaizeko eskolan

Eskola elebidunaren baitan, ikasleek euskara hobeki eta goizago ikasteko, murgiltzearen metodoa sartua da hainbat urte hauetan.

Bainan azken hilabete hauetako Molac lege eta ondoko konstituzio kontseiluko erabakiak dena zalantzan ezarri du.

Heldu den sartzerako, Euskal Herriko lau eskola elebidunek (Arrosa-Ortzaizeko, Idauze-Mendiko eta Larraineko eskola publikoek – Aiherrako eskola pribatuak) murgiltzea ama eskolan plantan ezartzea eskatzen dute.

Hezkunde nazionalak gaur egun ez du baimenik eman klase horiek ideki daitezen.

Jarrera horren aitzinean, 4 eskoletako herrietako auzapezek, baita hautetsi, buraso, eta elkarteek beren kexua eta xedeak adieraziko dituzte.

Les 4 projets d’immersion dans les écoles bilingues pour la rentrée 2021

Nous appelons tous les élus du Pays Basque à nous soutenir
Mardi 6 juillet à 10h, à l’école d’Ossès.

Motion enseignement immersif  / Conseil communautaire du 19 juin 2021

Rassemblement le 6 juillet à Ortzaize

Depuis 1983, l’enseignement public offre la possibilité d’une scolarisation en basque à parité horaire. Les familles y répondent très largement et, avec 7 000 élèves scolarisés aujourd’hui de la maternelle à la terminale, le secteur public est devenu un acteur central de la transmission du basque par l’école.

L’affluence des élèves s’est accompagnée d’un questionnement sur les résultats pédagogiques du modèle. Dès 2008,  l’Office public de la langue basque a préconisé l’augmentation du temps scolaire effectué en langue basque, conduisant à l’ouverture de classes maternelles en immersion dans le cadre des expérimentations autorisées par le Code de l’Education.

Ce sont aujourd’hui 20 maternelles en immersion pour la filière publique et 19 pour la filière privée catholique, 1 100 enfants au total, que l’on trouve à Saint-Jean-Pied-de-Port, à l’école Jules Ferry de Bayonne, à Biarritz, Banca ou Arnéguy. Dans des villes désertées depuis longtemps par la langue basque aussi bien que dans des zones de pratique bien vivante. Seule la Soule ne bénéficie pas encore de tels exemples.

Pour la rentrée 2021, quatre écoles bilingues demandent à ouvrir une maternelle en immersion : Ayherre (enseignement privé catholique), Arrossa-Ossès, Idaux-Mendy et Larrau (enseignement public).

Ouverture après ouverture, les enseignants comme les parents plébiscitent ces expériences d’immersion précoce en basque. Cependant, ce modèle expérimental qui tend à se généraliser dans toute la filière bilingue dérange à Paris. En dépit de toutes les évaluations qui montrent des résultats excellents, sans aucun déficit dans la maîtrise du français, l’Education nationale, depuis 2019, refuse de nouvelles ouvertures. C’est la mobilisation déterminée des parents, des associations, les multiples négociations menées par les élus de l’OPLB auprès des représentants de l’Education nationale, les prises de position fermes des communes du Pays basque, qui ont permis de vaincre à plusieurs reprises les positions hostiles de l’Etat, et d’obtenir l’ouverture des maternelles en immersion d’Irissarry et d’Ainhoa en 2019 et de Saint-Pierre d’Irube en 2020, puis à l’automne 2020 le rejet d’un protocole d’ouverture de classes immersives extrêmement restrictif.

Après le vote de la loi Molac en avril 2021 qui consacre à une grande majorité le modèle immersif, le conseil constitutionnel a déclaré la méthode de l’immersion contraire à l’article 2 de la Constitution française.

Certes, le Conseil constitutionnel représente en France l’instance normative suprême, et ses décisions s’imposent juridiquement. Il n’en demeure pas moins que nous sommes ici face à cette réalité : la demande des parents (dans chaque école en projet d’immersion les enquêtes indiquent plus de 80% ou de 90 % de parents favorables), l’urgence de revitaliser la langue basque par des méthodes d’enseignement appropriées, un large consensus politique en faveur de politiques linguistiques volontaristes.

Nous ne voulons pas céder devant l’injonction d’une institution qui méconnaît notre contexte, et continuons à revendiquer pour ces quatre écoles l’ouverture de classes immersives en 2021. Nous souhaitons que l’école publique, école de nos enfants, soit également garante de la transmission de notre langue.

Enfin, nous ne pourrons pas mener un tel combat seuls, depuis nos écoles et nos villages. A l’heure où la sentence d’inconstitutionnalité est tombée sur tout le système d’enseignement par immersion, où nombre de nos classes sont maintenant menacées, la revendication de ces ouvertures est un combat avancé qui concerne tout le Pays basque. Elle fait entendre à Paris quelle éducation nous voulons pour nos enfants.

Ce que nous revendiquons relève de nos droits fondamentaux, linguistiques et culturels.

 

29 mai 2021 : Dans le cadre des mobilisations du collectif “Pour que vivent nos langues” les 3 associations de parents d’élèves (Ikas-Bi, Euskal Haziak et Biga Bai)  et les 4 écoles bilingues qui souhaitent l’immersion en maternelle à la rentrée prochaine (publiques : Arrossa-Ossès, Larrau, Idaux-Mendy / privée : Ayherre) organisent un rassemblement le samedi 29 mai à 16h à Bayonne.

26 mai 2021 : L’Éducation Nationale fait obstacle au développement de la filière bilingue

 

15 octobre 2020 : Feu vert pour l’ouverture de la section immersive

10 octobre 2020 : Chaîne humaine Sud-ouest / Mediabask

Sept-Octobre 2020 : IKAS-BI bien de demander à son avocat de préparer un recours auprès du MEN pour contester la décision du refus de la rectrice de Bordeaux d’autoriser l’ouverture d’une nouvelle section immersive à l’école publique de Basté-Quiéta à Saint Pierre d’Irube sur des motifs, selon elle, infondés et discriminants.

Juin – Juillet 2020 : Suite au refus de la rectrice de Bordeaux d’ouvrir une nouvelle section immersive en maternelle (il en existe 19, la première datant de 2006) alors que les sections en immersion viennent de faire l’objet d’évaluations très positives de la part de l’E.N, IKAS-BI avait lancé un appel à rassemblement pour le jour de la rentrée devant l’école concernée. Cet appel a non seulement été entendu par les élus de tous bords mais, et c’est une première, par la fédération des Ikastola (Seaska) et celle de l’enseignement bilingue confessionnel (Euskal Haziak) qui elles aussi ont appelé leur parents, enseignants et militants à rejoindre IKAS-BI.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés une bonne centaine devant cette école.

Vous trouverez ci-après des extraits de "Sud Ouest", "Mediabask" ainsi qu'un lien pour visionner le reportage que lui a consacré FR3 Euskal Herri/Pays Basque - Intéressant d'écouter l'intervention de sénateur Max Brisson à propos des incohérences de l'EN sur ce sujet -

En fait, ce refus s’inscrit dans le cadre d’une politique décidée au plus haut niveau de l’État, qui viserait à l’instauration “tendance” d’un enseignement “franglais” et qui passerait par l’éradication de nos langues en attaquant leur transmission par l’école.

Sauf que, ici en Pays Basque, le ministre de l’E.N. a réussi ce que personne n’avait fait par le passé : dresser l’unanimité des élus du Pays Basque contre sa politique et faire naître un front commun associations publiques / privées / ikastola.

Le rapport de force que nous sommes en train de construire va le faire reculer, en tout cas pour ce qui concerne ce refus de poursuivre l’extension de l’immersion dans l’École Publique.

Un collectif de parents d’élèves bilingues
compte sur vous aujourd’hui

Non au refus de la Rectrice d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque”.
 

Une nouvelle agression de nos Langues Régionales
avec une condamnation des sections en immersion

Suite à la conférence de presse ce mercredi 15 juillet 2020 convoquée par Beñat Arrabit, président de l’Office Public de la langue Basque (OPLB), Bénédicte Luberriaga du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, Mathieu Bergé du Conseil régional Nouvelle Aquitaine ainsi que Alain Iriart, maire de la commune concernée, Saint-Pierre d’Irube, vous voudrez bien trouver, ci-après, 2 articles de presse :
https://www.mediabask.eus/fr/info_mbsk/20200715/nouvelle-attaque-contre-l-enseignement-en-basque-dans-le-public#comments,
https://www.sudouest.fr/2020/07/16/pays-basque-le-rectorat-de-bordeaux-s-oppose-au-projet-d-ouverture-d-une-classe-immersive-en-langue-basque-7664196-4018.php

ainsi que le communiqué de l’Office Public de la langue basque, dénonçant cette décision de Mme la Rectrice.
La Communauté d’Agglomération Pays Basque a voté le vendredi 17 juillet une motion dans le même sens et IKAS-BI organise une conférence de presse jeudi 23 juillet 2020 à la Maison des Associations à Bayonne.

… Et bien plus

… Et bien plus

• IMAGIER / IRUDI HIZTEGIAK
hitziki 
. http://hitziki.onoff.es/ ou . https://play.google.com/store/apps/details?id=es.onoff.hitziki&hl=fr
– lingue vive basque 
https://www.lingue-vive.com/ ou https://play.google.com/store/apps/details?id=com.linguevive.basque&hl=fr

• SPECTACLES / IKUSGARRIAK
– 3-6 urte :
. Jo kako jo 
https://www.youtube.com/watch?v=C4DaUDtECW4
. Biribil   https://www.youtube.com/watch?v=oLTYG18V6qQ
. Pirritx eta Porrotx
.. ZE saltsa ! Pontx pailazoa 
https://kanaldude.eus/bideoak/4267-ze-saltsa-pontx-pailazoa
.. Mugi mugi ! Kiki pailazoa  https://youtu.be/Z9VkR-LTXkw

+ 6 urte :
– Hariz Hari Zarena Zarelako
 : https://kanaldude.eus/bideoak/4192-hariz-hari-zarena-zarelako-taldearen-eskutik_beztitzeekin

• CONTES / IPUINAK
– 3-6 urte :
. Leireren xakurra
 https://youtu.be/SvQbTUnSosk
. Boskotea ohean eta Malkoak https://youtu.be/Ei7CRTpjm9Q
. Hiru bidelapur  https://www.youtube.com/watch?v=gdPWRZnO6IY
. Nola dastatu ilargia ? https://youtu.be/2z8SqpMLT6E?list=PLAIqNIR1PcrwosclGSZN7k89DnxGO3R1Z
. Koloretako munstroa https://youtu.be/awLOH4AeZjY?list=PLAIqNIR1PcrwosclGSZN7k89DnxGO3R1Z
. Beldartxoa https://kanaldude.eus/bideoak/314-kilika-liburuxka-beldartxoa
. Satorraren ipuina https://youtu.be/oVzbnUgdZnQ
. Hiztegi jolastia
– https://youtu.be/DI886by5yAU
– https://youtu.be/ZyhxQ3SRrfg
. et encore plus …https://www.symbaloo.com/mix/ipuinakeuskaraz

• SCIENCES ET NATURE / ZIENTZIAK NATURA
+ 6 urte :
Jeu Zer jan Zein Euskal Herri ?
https://waterfamily.org/water-academie/
. 10-15 urte : https://bizilabe.elhuyar.eus/eu/media/esperimentuen-pdf-ak/maiatzeko-erronken-egutegia_2020.pdf

MUSIQUE / MUSIKA
3-6 urte :
Ene kantak
 : https://www.eitb.eus/eu/hiru3/3enekantak/
Kantu kolore gure animaliak : https://youtu.be/lkqarKQAWxc
aeiou : https://youtu.be/p0UpX8H2IB0
astea : https://youtu.be/itN7jTksz9o

• Euskal dantzak
Hi ere dantzari Oskorri
 : https://youtu.be/uhFspKHO8mo?list=RDuhFspKHO8mo

+ 6 urte :
Baloreak
https://youtu.be/2G1zQkH28Dg
Erre zenituzten https://youtu.be/u83bkqaUi2s
Huntza Aldapan gora https://www.youtube.com/watch?v=LRaeakNECr8

• DESSINS ANIMÉS / MARRAZKI BIZIDUNAK
Kiriku https://www.youtube.com/watch?v=dWqM7fuk-c4&feature=youtu.be
Tintin https://www.youtube.com/watch?v=VP7Fq5BtFAE&list=PLPHRPcwut31CpB_G9qD1IhdwpiXauPDFB
Garfield https://www.youtube.com/watch?v=atKHRzrws3c&list=PLPHRPcwut31A5rHYh-yGlBuKeMsQEBKoH
Zinema euskaraz https://www.eitb.eus/eu/kultura/zinema-euskaraz/

• À télécharger
http://www.euskal-encodings.com/aurkibidea/#/movies

• DANSE / DANTZA
Danse basque : https://dantzan.eus/bideoak/tradizionala/lapurdi
Esku dantza : https://youtu.be/GawYTTfxjK8
Txulalai : https://youtu.be/-067UVeIHU8
https://kanaldude.eus/bideoak/4166-haurrekin-dantzan-baloiarekin

YOGA – LASAIKETA- SOPHROLOGIEAltxorraren bila :
. https://www.youtube.com/watch?v=ZbYHzkYE924
. https://www.youtube.com/watch?v=f81BnQCqkdA

3- 6 urte :
Oinutsik Yoga
 : https://www.youtube.com/watch?v=–zxDff-qlc

6-9 urte :
Oinutsik Yoga
: https://www.youtube.com/watch?v=OFbbAayM-uE&t=51s

Yoga txiki : https://www.youtube.com/watch?v=272ifrUzSQY

9-11 urte :
Oinutsik Yoga
: https://www.youtube.com/watch?v=_JvyetsMhp0&t=37s

• RECETTES / SUKALDARITZA
https://kanaldude.eus/bideoak/3021-kilik-sukaldean-esne-txokolate-madalenak
https://www.guraso.eus/category/aisialdia/errezetak/
https://www.naiz.eus/es/mediateca/video/haurrekin-sukaldatzen-konfinamenduan-porru-patatak