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Les 4 projets d’immersion dans les écoles bilingues pour la rentrée 2021

Nous appelons tous les élus du Pays Basque à nous soutenir
Mardi 6 juillet à 10h, à l’école d’Ossès.

Motion enseignement immersif  / Conseil communautaire du 19 juin 2021

Rassemblement le 6 juillet à Ortzaize

Depuis 1983, l’enseignement public offre la possibilité d’une scolarisation en basque à parité horaire. Les familles y répondent très largement et, avec 7 000 élèves scolarisés aujourd’hui de la maternelle à la terminale, le secteur public est devenu un acteur central de la transmission du basque par l’école.

L’affluence des élèves s’est accompagnée d’un questionnement sur les résultats pédagogiques du modèle. Dès 2008,  l’Office public de la langue basque a préconisé l’augmentation du temps scolaire effectué en langue basque, conduisant à l’ouverture de classes maternelles en immersion dans le cadre des expérimentations autorisées par le Code de l’Education.

Ce sont aujourd’hui 20 maternelles en immersion pour la filière publique et 19 pour la filière privée catholique, 1 100 enfants au total, que l’on trouve à Saint-Jean-Pied-de-Port, à l’école Jules Ferry de Bayonne, à Biarritz, Banca ou Arnéguy. Dans des villes désertées depuis longtemps par la langue basque aussi bien que dans des zones de pratique bien vivante. Seule la Soule ne bénéficie pas encore de tels exemples.

Pour la rentrée 2021, quatre écoles bilingues demandent à ouvrir une maternelle en immersion : Ayherre (enseignement privé catholique), Arrossa-Ossès, Idaux-Mendy et Larrau (enseignement public).

Ouverture après ouverture, les enseignants comme les parents plébiscitent ces expériences d’immersion précoce en basque. Cependant, ce modèle expérimental qui tend à se généraliser dans toute la filière bilingue dérange à Paris. En dépit de toutes les évaluations qui montrent des résultats excellents, sans aucun déficit dans la maîtrise du français, l’Education nationale, depuis 2019, refuse de nouvelles ouvertures. C’est la mobilisation déterminée des parents, des associations, les multiples négociations menées par les élus de l’OPLB auprès des représentants de l’Education nationale, les prises de position fermes des communes du Pays basque, qui ont permis de vaincre à plusieurs reprises les positions hostiles de l’Etat, et d’obtenir l’ouverture des maternelles en immersion d’Irissarry et d’Ainhoa en 2019 et de Saint-Pierre d’Irube en 2020, puis à l’automne 2020 le rejet d’un protocole d’ouverture de classes immersives extrêmement restrictif.

Après le vote de la loi Molac en avril 2021 qui consacre à une grande majorité le modèle immersif, le conseil constitutionnel a déclaré la méthode de l’immersion contraire à l’article 2 de la Constitution française.

Certes, le Conseil constitutionnel représente en France l’instance normative suprême, et ses décisions s’imposent juridiquement. Il n’en demeure pas moins que nous sommes ici face à cette réalité : la demande des parents (dans chaque école en projet d’immersion les enquêtes indiquent plus de 80% ou de 90 % de parents favorables), l’urgence de revitaliser la langue basque par des méthodes d’enseignement appropriées, un large consensus politique en faveur de politiques linguistiques volontaristes.

Nous ne voulons pas céder devant l’injonction d’une institution qui méconnaît notre contexte, et continuons à revendiquer pour ces quatre écoles l’ouverture de classes immersives en 2021. Nous souhaitons que l’école publique, école de nos enfants, soit également garante de la transmission de notre langue.

Enfin, nous ne pourrons pas mener un tel combat seuls, depuis nos écoles et nos villages. A l’heure où la sentence d’inconstitutionnalité est tombée sur tout le système d’enseignement par immersion, où nombre de nos classes sont maintenant menacées, la revendication de ces ouvertures est un combat avancé qui concerne tout le Pays basque. Elle fait entendre à Paris quelle éducation nous voulons pour nos enfants.

Ce que nous revendiquons relève de nos droits fondamentaux, linguistiques et culturels.

 

29 mai 2021 : Dans le cadre des mobilisations du collectif “Pour que vivent nos langues” les 3 associations de parents d’élèves (Ikas-Bi, Euskal Haziak et Biga Bai)  et les 4 écoles bilingues qui souhaitent l’immersion en maternelle à la rentrée prochaine (publiques : Arrossa-Ossès, Larrau, Idaux-Mendy / privée : Ayherre) organisent un rassemblement le samedi 29 mai à 16h à Bayonne.

26 mai 2021 : L’Éducation Nationale fait obstacle au développement de la filière bilingue

 

15 octobre 2020 : Feu vert pour l’ouverture de la section immersive

10 octobre 2020 : Chaîne humaine Sud-ouest / Mediabask

Sept-Octobre 2020 : IKAS-BI bien de demander à son avocat de préparer un recours auprès du MEN pour contester la décision du refus de la rectrice de Bordeaux d’autoriser l’ouverture d’une nouvelle section immersive à l’école publique de Basté-Quiéta à Saint Pierre d’Irube sur des motifs, selon elle, infondés et discriminants.

Juin – Juillet 2020 : Suite au refus de la rectrice de Bordeaux d’ouvrir une nouvelle section immersive en maternelle (il en existe 19, la première datant de 2006) alors que les sections en immersion viennent de faire l’objet d’évaluations très positives de la part de l’E.N, IKAS-BI avait lancé un appel à rassemblement pour le jour de la rentrée devant l’école concernée. Cet appel a non seulement été entendu par les élus de tous bords mais, et c’est une première, par la fédération des Ikastola (Seaska) et celle de l’enseignement bilingue confessionnel (Euskal Haziak) qui elles aussi ont appelé leur parents, enseignants et militants à rejoindre IKAS-BI.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés une bonne centaine devant cette école.

Vous trouverez ci-après des extraits de "Sud Ouest", "Mediabask" ainsi qu'un lien pour visionner le reportage que lui a consacré FR3 Euskal Herri/Pays Basque - Intéressant d'écouter l'intervention de sénateur Max Brisson à propos des incohérences de l'EN sur ce sujet -

En fait, ce refus s’inscrit dans le cadre d’une politique décidée au plus haut niveau de l’État, qui viserait à l’instauration “tendance” d’un enseignement “franglais” et qui passerait par l’éradication de nos langues en attaquant leur transmission par l’école.

Sauf que, ici en Pays Basque, le ministre de l’E.N. a réussi ce que personne n’avait fait par le passé : dresser l’unanimité des élus du Pays Basque contre sa politique et faire naître un front commun associations publiques / privées / ikastola.

Le rapport de force que nous sommes en train de construire va le faire reculer, en tout cas pour ce qui concerne ce refus de poursuivre l’extension de l’immersion dans l’École Publique.

Un collectif de parents d’élèves bilingues
compte sur vous aujourd’hui

Non au refus de la Rectrice d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque”.
 

Une nouvelle agression de nos Langues Régionales
avec une condamnation des sections en immersion

Suite à la conférence de presse ce mercredi 15 juillet 2020 convoquée par Beñat Arrabit, président de l’Office Public de la langue Basque (OPLB), Bénédicte Luberriaga du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, Mathieu Bergé du Conseil régional Nouvelle Aquitaine ainsi que Alain Iriart, maire de la commune concernée, Saint-Pierre d’Irube, vous voudrez bien trouver, ci-après, 2 articles de presse :
https://www.mediabask.eus/fr/info_mbsk/20200715/nouvelle-attaque-contre-l-enseignement-en-basque-dans-le-public#comments,
https://www.sudouest.fr/2020/07/16/pays-basque-le-rectorat-de-bordeaux-s-oppose-au-projet-d-ouverture-d-une-classe-immersive-en-langue-basque-7664196-4018.php

ainsi que le communiqué de l’Office Public de la langue basque, dénonçant cette décision de Mme la Rectrice.
La Communauté d’Agglomération Pays Basque a voté le vendredi 17 juillet une motion dans le même sens et IKAS-BI organise une conférence de presse jeudi 23 juillet 2020 à la Maison des Associations à Bayonne.

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